dimanche, juin 17, 2007

Fête des pères...Souvenirs...Musique...Sinead O'connor

Le blog? Au départ, un journal intime. En tous cas, c'est une vocation que remplit peut-être ce post, derrière de faux airs de "bonne fête papa"....

En commençant ce blog j'écrivais que "Depuis mon plus jeune âge la musique avait bercé ma vie", ce que j'aurais du plutôt dire (dans un soucis de précision) c'est qu'à chaque moment de ma vie, correspondent une chanson, un artiste. Et à l'inverse, toutes les musiques, tous les groupes que j'écoute me rappellent un période précise, une personne rencontrée, une soirée, une année, un état d'âme, etc.

Aujourd'hui, c'est la fête des pères... Forcément ça me replonge dans plein de souvenirs, bien évidemment dans tous ces bons moments passés, mais aussi dans ce jour gravé dans ma mémoire à jamais...

Un mardi matin arrivé au boulot avec une impression bizarre, avec un pressentiment, une appréhension, aussi indescriptible que très désagréable...
Un mardi qui m'a fait partir de ce même bureau au bout de 20 minutes suite à un appel dont je me souviens de chaque mot...
Un mardi de novembre après lequel rien ne serait plus pareil...
Un mardi durant lequel j'ai mis de côté le grand gamin que je suis 90% du temps pour laisser place à un 10% "d'Homme", d'Adulte, qui se doit de soutenir sa petite maman...
Un mardi après lequel j'allais passé cinq jours sans dormir une seule seconde...

Ce tristement fameux mardi, a commencé par un périple dans paris (avec les yeux embués et les jambes qui flanchent) pour trouver un billet d'avion en urgence, rentrer dans mon appart', mettre deux chemises dans un petit sac et aller à l'aéroport.

Et, même dans ce moment si particulier, je n'ai pu m'empêcher de passer chez le disquaire de l'aéroport pour me procurer une dose de ma drogue préférée: la musique!

Là, par le plus pur des hasards, une pochette épurée qui m'attire l'oeil, un album dont je n'avais pas du tout entendu parler: c'était bon, j'avais trouvé mon anti-dépresseur pour cette semaine pendant laquelle les émotions allaient s'entrechoquer.

Sinead O'Connor, Throw down your arms.

Je vous reparlerai de cet album et de son interprète dans la semaine (... ou pas), mais dans ce post focus sur une chanson en particulier: Jah Nuh Dead. Je n'avais jamais entendu cette reprise du morceau mythique de Burning Spear dont bizarrement je vous parlais à peine deux semaines avant ce mardi 28 novembre 2006...

Pour la faire courte, et parceque, si je ne me retenais pas, je pourrais écrire un livre entier sur ces quelques jours de ma vie, je dirais juste que la voix de la chanteuse et les paroles de cette chanson sont passées en boucle dans mes oreilles durant toute cette semaine.

Une nuit en particulier, la seule durant laquelle (caché au fond de ma chambre que je redécouvrais après presque deux ans loin de la maison familiale) je me suis autorisé à pleurer toutes les larmes de mon corps... une nuit pendant laquelle des milliers de moments de vie me sont passés dans la tête... une nuit pendant laquelle je laissais tomber mon masque de grand garçon qui essaye de faire rire sa mère pendant ce qui était à coup sûr le moment le plus dur de sa vie... Eh bien durant cette nuit, c'est cette chanson qui est véritablement passée en boucle dans mon casque, avec le son au maximum pour m'éviter à moi-même d'entendre mes sanglots.

J'avais donc envie d'en passer un court extrait ici (ce n'est pas la version CD, c'est un live, avec peut-être moins d'intensité que l'enregistrement studio, mais il donnera un bon aperçu...). Et ensuite, la version de Burning Spear dans Rockers (1978).