mercredi, novembre 12, 2008

In memory of... (Bill Withers - Just the two of us)

Mardi 17h30... Quelques lignes prévues pour être postées automatiquement à la même heure demain... Quelques mots qui se graveront alors dans l'indifférence d'une Toile qui prendra pour l'occasion la forme d'un exutoire indispensable...Quelques notes jouées, rageusement et avec une tristesse froide, dans le noir, sur ce clavier d'ordinateur... Bizarrement c'est souvent ici que je viens pour écrire ce que je n'arriverai jamais à dire, pour laisser parler l'enfant en sanglot qui se cache pourtant très bien le reste du temps.

Exactement comme ce jour là, et ce post, que j'ai relu (bêtement) et qui ne fait qu'accroître le nombre de ces foutus larmes qui ne s'arrêtent pas de couler
!

A cette heure là demain, ça fera beaucoup... ça fera trop de jours, de nuits, de mois, que tu es partie... A cette heure là demain j'aurais passé une journée entière à essayer de ne pas laisser un seul instant ces carafes d'eau s'installer dans mes yeux!

Je pourrais te dire que tu n'avais pas le droit de m'abandonner... Je pourrais te haïr de n'avoir pas résisté à l'appel envoutant de ces maîtresses insatiables habillées indifféremment de marron ou de blanc... Je pourrais te détester pour tous ces flash qui peu à peu ton éloignée de moi...
Tous ces voyages qui ont donné un goût fade et sans saveur à chacun des petits plaisirs dont tu te délectais jusque là... Je pourrais te maudire de ne juste plus être là pour me prendre dans tes bras dans des moments comme aujourd'hui.

Plutôt que tout ça, et pour (essayer de) me rappeler que tous ces bons moments, et comme je sais que même au paradis tout le monde lis ce blog (oui oui, je vérifie les adresses IP!) je préfère juste te passer un bon son.

Celui là même que tu m'avais joué avec ta voix d'ange en me montrant à quel point tu savais faire vibrer cette vieille Favino (réplique exacte de celle de Brassens qui sonnait comme aucune autre!) avec une nonchalance qui n'avait d'égal que le plaisir que ça m'avait procurait...

Bon j'arrête là. Je pourrais écrire pendant des heures mais tu dois avoir d'avoir choses à faire là-haut!

Je t'aime, tu me manques horriblement...




Et en bonnus t'as le droit à la version bien jazzy avec la présence du saxo poussée à son paroxysme... (par Grover Whashington Jr.)